Hommage à Laurent Pokou / Dernier match samedi dernier à Tiassalé : Pokou Laurent ''au vestiaire'' à jamais

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Hommage à Laurent Pokou / Dernier match samedi dernier à Tiassalé : Pokou Laurent ''au vestiaire'' à jamais


C'est fini. Pour toujours. On ne verra plus jamais Laurent Pokou sur un stade de football. L'empereur Baoulé décédé le 13 novembre 2017, a été inhumé le samedi dernier à Tiassalé. Après un "match" de football au stade de Tiassalékro. Mais pour la première fois, l'homme d'Asmara, à la grande surprise de ses fans, n'a pas été aligné. Pokou Laurent n'était même pas sur le banc de touche. Mais au "vestiaire" à jamais! En a décidé Dieu son coach. C'est donc loin du stade qu'il a suivi l'ultime hommage que le gouvernement, ses parents, ses amis, son épouse et ses enfants lui ont rendu. Tout a commencé à 9 heures. Le stade de Tiassalékro était plein comme un oeuf. Les comités de supporters (Asec mimosas et Africa sports) font le show. "Actionnaire" la chanson de Gadji Celi fait vibrer le stade. Dans le même temps, des délégations venues du monde entier s'inclinent devant la dépouille mortelle. 9 heures 55 minutes, l'artiste Allah Thérèse venue de Toumodi, village de l'épouse de Pokou Laurent, rend, à sa façon, hommage à l'illustre disparu. 10 heures 07 minutes arrivent le ministre Amichia François, ministre des Sports et loisirs et sa collègue Mariétou Koné (ministre de la Solidarité). S'ensuit la phase de dons. Particulièrement ceux du président de la République, Alassane Ouattara, du vice-président, Daniel Kablan Duncan et des ministres Amichia François et Mariétou Koné. 10 heures 11 minutes, les hommes de Dieu prennent toute la place pour la messe de requiem. Ils demandent pardon au Tout-Puissant pour les péchés de l'ex joueur de l'Asec d'Abidjan. « Demandons à Dieu de pardonner à Laurent Pokou les péchés qu'il a pu contracter durant son pèlerinage sur terre. Seigneur, prends pitié de Laurent Pokou, prends pitié de nous », a prié le père Parfait Amorofié, curé de la paroisse d'Akouzè (Tiassalé). L'homme, par la suite, a rappelé que l'international ivoirien a été également un homme bon. Un homme qui a servi son pays à sa manière. « Laurent Pokou a communiqué la joie. C'était un homme humble au service de l'homme. Il savait que le talent qu'il avait, il le devait à Dieu. Il n'est pas venu au football pour plaire à quelqu'un. Laurent Pokou est venu au football par ambition. Il reste un modèle », a-t-il ajouté. Le père Parfait Amorofié, pour conclure, a demandé à tous, de sécher leurs larmes. Et d'accepter la volonté de Dieu. « Laurent Pokou est parti trop vite certes mais il est parti maintenant parce qu'il a su plaire à Dieu. Nous ne le verrons plus, nous ne le verrons plus avec les Eléphants. Dieu a sifflé la fin de Laurent Pokou afin de lui remettre le trophée ». Monseigneur Alexis Touably Youlo, Evêque du diocèse d'Agboville, a également ajouté que Pokou Laurent a fait sa Pâques. L'homme de Dieu, poursuivant, a raconté sa première rencontre avec Laurent Pokou. 11 heures 02 : La série des hommages. Et c'est l'Asec, avec la promotion de Laurent Pokou, qui ouvre le match. «Laurent Pokou avait pour idole le roi Pelé. Il avait juré qu'il sera Pelé ou rien (...) Pokou est un homme de défi. Il a toujours renversé les situations», a témoigné Niko Lazare. Très affaibli par le départ de son ex coéquipier, Niko Lazare dans une voix en sanglots a demandé à nanan N'dri Pokou Laurent de ne pas oublier l'Asec. « Tu pars auréolé de gloire. Veille sur l'Asec », lui a-t-il recommandé. Gaëlle Pokou, la fille de Pokou Laurent, au nom des enfants, a, elle aussi, pleuré son père. Mais lui a rendu un vibrant hommage pour ce qu'il a été pour eux. « Nous sommes fiers de toi. Fiers de t'avoir eu comme père. Tu es celui qu'il nous fallait comme père », a-t-elle, haut et fort, déclaré. Avant de regretter sa mort. «Ton départ est dur à supporter », a fait savoir Gaëlle Pokou. « Laurent Pokou appartenait à toute la Côte d'Ivoire », a ajouté le représentant de la famille du joueur. Dans son intervention, il a remercié la nation pour ce qu'elle a fait depuis le décès de leur fils. 12 heures 23 minutes, le drapeau national est retiré du cercueil du joueur. Plié par deux (02) gendarmes, il est remis au ministre des Sports et des loisirs, François Amichia. Au nom de l'Etat, Amichia François le remet, à son tour, à la veuve. L'émotion est à son comble. Des pleurs, des sanglots, des cris se faisaient entendre de partout. 12 heures 29 minutes, le corps de Pokou Laurent est remis dans le corbillard. Sous les applaudissements nourris. L'homme d'Asmara fait son dernier tour du terrain. Son épouse lève sa pochette et lui dit au revoir avant de se fondre en larmes. Sans réaction, Pokou Laurent continue son chemin en direction du cimetière municipal. Il était exactement 12 heures 30 minutes. L'heure avait définitivement sonné pour lui.

source : Le Nouveau Réveil

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