Scandale au Chu de Cocody : La nudité d'un patient exposée sur les réseaux sociaux

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Scandale au Chu de Cocody : La nudité d'un patient exposée sur les réseaux sociaux

C'est une grave atteinte à la dignité humaine que dénoncent des leaders d'opinion. Un patient admis au Centre hospitalier et universitaire (Chu) de Cocody a vu sa totale nudité exposée sur les réseaux sociaux, dans une vidéo abondamment relayée. André Silver Konan et Doumbia Major réclament une enquête et des sanctions exemplaires. Scandale vidéo Chu de Cocody.

La vidéo dure 52 secondes. Publiée par un certain Jean P. G. (initial), elle a été partagée plus de 10 000 fois et été vue par plus de 150 000 personnes, en moins de 24 heures. Le posteur semble avoir l'intention de rigoler, en atteste sa référence à « atoté », une mixture ivoirienne censée décupler la libido. L'on ignore s'il est membre du personnel médical ou une personne extérieure. Une chose est certaine, cela montre la légèreté avec laquelle certains centres de santé sont gérés en Côte d'Ivoire.

En effet, la scène montre un homme à moitié nu, non couvert, couché sur un lit d'hospitalisation, dans une rigide érection. L'homme se cache le visage tandis que se réalise le film. Pendant ce temps, plusieurs personnes bavardent dans la salle et semblent ne point se soucier de la préservation de la nudité du patient.



Du matériel et des documents posés sur une table font penser que la scène se déroule au Chu de Cocody dirigé par Dr Djoussoufou Méité. Quant au tic du personnel médical, il ne fait aucun doute, c'est de l'Ivoirien tout craché. De sorte qu'il est clair que la scène se déroule en Côte d'Ivoire, à défaut du Chu de Cocody.


Très rapidement, la diffusion de cette vidéo a soulevé l'indignation de Doumbia Major. Pour lui, ceci constitue une « atteinte grave à la pudeur et à la dignité humaine, une violation du secret médical, c'est ce qu'on désigne par le terme de faute grave. Les coupables doivent être sanctionnés et perdre leurs diplômes et autorisation d'exercer ».

Une enquête facile
Pour André Silver Konan, il est facile d'identifier l'auteur de la vidéo. Il suffit pour un quelconque inspecteur du ministère de la Santé de Raymonde Goudou-Coffie, d'identifier la salle où se déroulent les faits. L'un des agents porte une blouse sur laquelle il y a une inscription, c'est facile de savoir quel service en Côte d'Ivoire porte ce genre de blouse avec ce logo. En outre, des gens parlent dans la vidéo, une fois qu'on a identifié le service, il suffit de convoquer le chef de service et d'autres agents, pour identifier les voix dans la vidéo.

Celui qui filme est juste en face de la personne en blouse avec le logo atypique. Cette personne sait qui était en face d'elle, au moment où elle mettait ses gants. C'est une enquête facile, que personne ne nous distrait cette fois-ci avec cette phrase énervante de « les enquêtes sont en cours ». Ailleurs, un tel scandale aurait motivé le limogeage immédiat du directeur du Chu, parce qu'il n'a pas pris des précautions nécessaires, pour imposer à son personnel, le respect de la dignité des patients.

Ailleurs, cela aurait même pu déboucher sur la démission du ministre de tutelle. Mais nous sommes en Côte d'Ivoire, un pays où la rigueur des textes s'applique selon la tête du client, la justice à géométrie variable. Il y a d'un côté ceux contre qui les textes s'appliquent très fermement et de l'autre contre qui ces mêmes textes s'appliquent timidement ou pas du tout.


source : ivoiresoir.net    |    auteur : Elvire Ahonon

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