Accusé par ses détracteurs d'être sans diplôme, Guillaume SORO peut-t-il diriger la Côte d'Ivoire ?

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Accusé par ses détracteurs d'être sans diplôme, Guillaume SORO peut-t-il diriger la Côte d'Ivoire ?
Parmi les principaux griefs soulevés contre l'ex-chef du parlement Ivoirien par ses détracteurs, son parcours universitaire limité à la licence. Selon les pourfendeurs de Guillaume SORO, l'entrée précoce du dissident du RHDP en politique, dès après ses années syndicalistes à la tête de la FESCI, lui aurait été préjudiciable en termes d'acquisition de compétences professionnelles ou techniques.


Sans expérience professionnelle, Guillaume SORO, empêtré dans des réseaux politiciens proches de la droite libérale Ivoirienne, incarnée alors par le Rassemblement Des Républicains (RDR), reviendra sur la scène publique en tant que Leader de la rébellion armée du MPCI, puis des Forces Nouvelles. L'on se souvient qu'au cours de ses huit années en tant que Secrétaire Général de ce mouvement armé, l'actuel député de Ferkéssédougou a dû occuper plusieurs fonctions gouvernementales dont la plus importante reste celle de Premier Ministre, pour laquelle il fut nommé suite aux accords de Ouagadougou en 2007.



Reconduit à la primature après la chute de l'ex-Président Laurent GBAGO, l'ancien Chef rebelle a ensuite écopé de la présidence de l'Assemblée Nationale de 2012 et ce, jusqu'à son divorce d'avec le régime en place en Février 2019.


Pour ses partisans, Guillaume SORO qui totalise une expérience de près de 20 ans dans la gestion des affaires publiques remplit parfaitement les critères pour prétendre à la magistrature suprême, car comme le justifiait l'un de ses plus proches collaborateurs, El Hadji Mamadou TRAORE, en Avril dernier "pour gouverner un pays, on n'a pas besoin d'être bardé de diplômes ou d'avoir un PHD. On a tout simplement besoin d'avoir un bon programme et une bonne expérience de la gestion de la vie et de la chose publique''.


Et cet intime du leader de Générations et Peuples Solidaires (GPS) de rappeler à l'endroit des détracteurs de son mentor " Qu'on n'a pas besoin d'être un technocrate car en étant Chef d'État, on a les moyens de se faire accompagner par des technocrates de haut niveau. Et l'expérience de l'Afrique, ces dernières années, nous a démontré que les technocrates ont été de piètres gouvernants''.

D'ailleurs, " pour la gouverne de ces mendiants du Restaurant'', soutient Mamadou TRAORE, "Guillaume Soro a un MBA. Il comptait boucler son PHD à Harvard quand les jaloux et méchants du Restaurant ont fait annuler son visa pour les États-unis''.



Près de huit ans après l'accession au pouvoir d'Alassane OUATTARA en Avril 2011, Guillaume SORO avait été contraint le 08 Février 2019, à quitter le perchoir du parlement Ivoirien, suite à son refus d'intégrer le parti unifié qui venait d'être porté sur les fonts baptismaux deux semaines auparavant, le 26 Janvier 2019.


Depuis lors, les joutes verbales et politiques n'ont eu de cesse de s'intensifier entre pro-SORO et pro-OUATTARA. Le 23 Décembre 2019, la justice Ivoirienne lançait un mandat d'arrêt international contre Guillaume SORO pour tentative de déstabilisation contre le pouvoir en place à Abidjan.

4 mois plus tard, le 28 Avril, le Tribunal de première instance d'Abidjan le condamnait par contumace à une peine de 20 ans de prison ferme, pour recel de fonds et blanchiment d'argent, ce, en dépit de l'ordonnance de la Cour Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (CADHP) intimant à l'état Ivoirien de suspendre les poursuites engagées contre l'ex-PAN et ses proches, détenus dans les geôles du régime.


auteur : Raoul MOBIO

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