Après l'audience du 06 février, Affi N'guessan rencontre le pouvoir d'Abidjan pour parler des cas Gbagbo et Blé Goudé, le cas Soro évoqué

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Après l'audience du 06 février, Affi N'guessan rencontre le pouvoir d'Abidjan pour parler des cas Gbagbo et Blé Goudé, le cas Soro évoqué
Pascal Affi N'guessan, a été reçu ce jeudi 13 février 2020 au Palais présidentiel d'Abidjan-Plateau, par le vice-président de la République, Daniel Kablan-Duncan

A quelques 08 mois de la présidentielle d'octobre 2020, Pascal Affi N'guessan, le président du Front populaire ivoirien (Fpi) est à pied d'oeuvre pour décrisper le climat politique délétère. Au lendemain de l'audience du 06 février à la Cour pénale internationale (Cpi), de l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo et de son ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé, Pascal Affi N'guessan a jugé bon de rencontrer le pouvoir d'Abidjan pour échanger sur les questions politiques brulantes.


Pascal Affi N'guessan, a été reçu ce jeudi 13 février 2020 au Palais présidentiel d'Abidjan-Plateau, par le vice-président de la République, Daniel Kablan-Duncan. Au menu de cette rencontre, débattre des questions politiques qui cristallisent toutes les attentions à 08 mois de la présidentielle d'octobre 2020. Il s'agit entre autres, de la libération des prisonniers politiques, de la réconciliation nationale, de la réforme de la Commission électorale indépendante, de l'affaire Soro et du retour de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, acquittés en janvier dernier par la Cour pénale internationale.

Si pour l'heure, le gouvernement, n'a officiellement pas donné une issue favorable à toutes les questions soulevées par le numéro 1 du Fpi, tout porte à croire que le climat politique ivoirien pourrait connaitre une décrispation dans les jours à venir. En effet, au terme de la rencontre, Pascal Affi N'guessan, a fait cas de certains sujets qui jusque-là, demeurent sensibles pour le pouvoir d'Abidjan. Il s'agit notamment du cas Soro, et du retour de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé.

« Nous sommes venus voir avec le chef de l'Etat comment faire pour que le retour du président Gbagbo et de Charles Blé Goudé participent à la dynamique de la réconciliation nationale et à la reconstruction de notre pays. Le chef de l'Etat, a un rôle à jouer. Il a exprimé à plusieurs occasions que nous sommes tous des frères et que le président Gbagbo est son frère. Au-delà de ce que les avocats ont pu dire là-bas, nous savons tous que le dossier est à présent d'ordre politique. Que La justice a fini son travail et nous regarde, nous hommes politiques par rapport à notre capacité à nous approprier le processus de réconciliation nationale et à agir dans cette direction. Nous avons aussi évoqué le dossier de l'ex président de l'assemblée nationale, M. Guillaume Soro. Nous nous inquiétons par rapport à la situation actuelle. Nous avons tenu à l'exprimer pour que le président voie dans quelles mesures il puisse agir pour que personne n'ait des raisons de mettre à mal la paix et la stabilité du pays surtout dans la perspective des élections de 2020. », a dit Pascal Affi N'guessan. Tout en invitant le gouvernement ivoirien à oeuvrer pour la réconciliation nationale. Laquelle réconciliation selon lui, passe inéluctablement par la libération des prisonniers politiques et la réforme de la Cei.


« Nous avons parlé également de la question des prisonniers politiques.Nous avons souhaité que le président de la république fasse en sorte que l'acte qu'il a posé à travers la loi d'amnistie ne soit pas une symphonie inachevée parce que d'autres compatriotes, notamment des militaires sont encore en prison (..) C'est dans ce même esprit que nous avons exposé le problème du président Gbagbo. À l'heure actuelle, plus rien ne justifie son maintien hors de la CI .la CPI a conclu à l'acquittement et il nous appartient en tant qu'Ivoiriens de nous entendre et de voir comment nous capitalisons cette décision. Il appartient au gouvernement de reprendre la main sur ce dossier. », a martelé le président du Fpi. Puis de poursuivre :

« Nous sommes donc venus nous ouvrir au chef de l'état et au gouvernement et faire des propositions pour que la CEI centrale intègre tous les acteurs majeurs. Que des décisions soient prises pour qu'ils soient représentés dans cette CEI et que les commissions locales qui sont dominées à 98% par le RHDP soient réorganisées de manière à refléter les forces politiques du pays de sorte qu'elles soient équilibrées pour mettre fin aux grognes que nous entendons. Il y'a d'autres questions tels que l'enrôlement, la CNI, le financement des candidats etc .. qui ont fait l'objet de discussions au cours des négociations sur lesquelles nous sommes revenus parce que nous pensons que ce sont des questions essentielles (..). ».




source : Linter    |    auteur : Maxime KOUADIO

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