Coup d'Etat de 1999 : Graves révélations de KKB sur le Gal Robert Guéi

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Coup d'Etat de 1999 : Graves révélations de KKB sur le Gal Robert Guéi

Noël 1999, la Côte d'Ivoire connaît son premier coup d'Etat militaire avec le Général Robert Guéi. Près de 20 ans après, les révélations continuent de fuser. Et c'est Kouadio Konan Bertin, qui en donne les dernières dans une interview qu'il a accordée à Jeune Afrique, le 6 décembre 2019.

Robert Guéi voulait s'accaparer le PDCI (KKB)



23 décembre 1999, une horde de militaires ivoiriens, parade dans les rues abidjanaises avec des tirs sporadiques dans toute la ville.

Le lendemain 24 décembre, Henri Konan Bédié et son gouvernement sont déposés par l'armée ivoirienne qui a aussitôt créé le Comité national de salut public (CNSP).

Le président du PDCI part donc en exil pour se mettre à l'abri. Décapité, le parti créé par Houphouët-Boigny se cherche, et les militants traqués de toutes parts, ne sachant plus à quel saint se vouer.

C'est dans cette atmosphère que survient l'élection présidentielle de 2000. Robert Guéi, contrairement à l'annonce qu'il avait faite dès sa prise de pouvoir, décide de se porter candidat à ce scrutin.



La Cour suprême ayant rejeté la candidature d'Henri Konan Bédié, le général putschiste tente alors le coup de grâce en arrachant le parrainage du PDCI.

Ainsi que l'a révélé Kouadio Konan Bertin dit KKB lors de son interview accordée au Magazine panafricain. Le Président des jeunes du PDCI d'alors indique qu'au moment du coup d'Etat de 1999, il était encore étudiant,

Ce qui ne l'a pas empêché de condamner la prise du pouvoir par les armes. Ensuite, au sein du vieux parti, une rébellion interne s'était élevée pour mettre Bédié à l'écart; rébellion à laquelle il s'est farouchement opposé.


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Après avoir « maté la rébellion » des cadres de son parti, KKB devait également faire face à celle du chef des putschistes tendant à s'accaparer le vieux parti. « Nous nous sommes battus pour empêcher que Robert Guéi récupère le PDCI », s'est voulu formel le filleul de Bédié.

Notons qu'à l'époque, d'autres membres du PDCI-RDA s'étaient également opposés à une candidature de Robert Guéi sous la bannière du PDCI. « Il ne peut pas tuer le père et vouloir marier la mère », avaient-ils opposé.
source : afrique-sur7.fr

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